Le combat contre Fáfnir
Le Fáfnismál et la Völsunga saga racontent l'exploit et le dialogue avec le serpent mourant.
ExplorerHéros nordique
Sigurd est le grand héros du cycle des Völsungar. Sa légende est conservée par plusieurs poèmes de l'Edda poétique et par la Völsunga saga, qui les assemble en un récit plus continu sans effacer toutes leurs divergences.
Tueur de Fáfnir et détenteur d'un trésor maudit, Sigurd n'est pas seulement un vainqueur de monstre. Son destin se noue autour de la mémoire, des serments, d'une boisson d'oubli et d'identités échangées, jusqu'à une mort racontée de plusieurs manières.

Fiche express
Cercle lié
Sigurd naît après la mort de son père Sigmund. Sa mère Hjördís a conservé les fragments de l'épée brisée de celui-ci. Le héros grandit à la cour du roi Hjálprek et reçoit l'enseignement du forgeron Regin.
La Völsunga saga rattache ainsi son exploit futur à une lignée déjà ancienne. Sigurd ne part pas de rien : il hérite d'une épée, de conflits et d'une mémoire familiale qu'il devra accomplir.
Regin forge d'abord des épées que Sigurd éprouve et brise. Hjördís lui remet alors les fragments de l'arme de Sigmund ; Regin les reforge pour produire Gram.
La saga illustre sa qualité par des épreuves extraordinaires, mais son rôle narratif est surtout celui d'un héritage restauré. L'arme du père devient l'instrument avec lequel le fils affrontera Fáfnir.
Regin raconte l'origine du trésor d'Andvari et pousse Sigurd à tuer son frère Fáfnir, devenu un serpent ou « ver » qui garde l'or. Sigurd creuse une fosse sur le chemin que la créature emprunte pour aller boire.
Lorsque Fáfnir passe au-dessus de lui, Sigurd frappe son ventre avec Gram. L'image de la fiche suit ce dispositif attesté : une attaque depuis la fosse contre une créature rampante, sans ailes ni anatomie de dragon ajoutée tardivement.
Regin demande à Sigurd de faire cuire le cœur de Fáfnir. En touchant la viande pour vérifier la cuisson, le héros se brûle le doigt, le porte à sa bouche et comprend soudain le langage des oiseaux.
Les oiseaux l'avertissent que Regin projette de le tuer. Sigurd tranche alors la tête du forgeron, mange une partie du cœur et s'empare du trésor. L'épisode transforme la victoire physique en accès à un savoir dangereux.
Guidé vers la montagne, Sigurd franchit l'enceinte de boucliers et découvre une figure endormie sous une armure. Il coupe la broigne qui l'enserre et réveille la valkyrie appelée Sigrdrífa dans la prose eddique, rapprochée de Brynhild par la tradition de la saga.
Elle lui transmet des paroles de sagesse et un enseignement sur les runes dans le Sigrdrífumál. La relation entre cette scène, Brynhild et les épisodes ultérieurs n'est pas parfaitement homogène dans tous les témoins ; la fiche de Brynhild expose cette difficulté.
Chez les Gjúkungar, Sigurd boit une préparation de Grímhild qui lui fait oublier ses engagements envers Brynhild, puis épouse Gudrun. Il aide Gunnar à franchir les flammes qui entourent Brynhild en prenant son apparence dans la Völsunga saga.
Lorsque Gudrun révèle la tromperie à Brynhild, le réseau d'alliances s'effondre. Sigurd est tué à l'instigation des frères de Gudrun. Les poèmes divergent sur le lieu et les circonstances exactes de sa mort : dans le lit selon une tradition, au-dehors selon une autre.
Récits
Ces pages replacent la figure dans les grands cycles de son panthéon.
Le Fáfnismál et la Völsunga saga racontent l'exploit et le dialogue avec le serpent mourant.
ExplorerLa rencontre de la montagne ouvre la partie la plus complexe du cycle.
ExplorerReplacer les légendes héroïques à côté, et non à l'intérieur, du cycle des dieux.
ExplorerRepères
Récit en prose du cycle des Völsungar : naissance de Sigurd, Fáfnir, rencontre de Brynhild, alliances, tromperie et catastrophe finale.
Poème du combat contre Fáfnir, du dialogue avec le serpent et des avertissements donnés à Sigurd.
Réveil de la valkyrie et transmission de conseils et de savoirs runiques.
Poèmes de Reginn, Fáfnir, Sigrdrífa, Sigurd, Brynhild et Gudrun, dont les versions ne composent pas toujours un récit parfaitement uniforme.
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